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Histoire et développement de l'école japonaise (Nawakesho) ou occidentale (Bondage)
Le BDSM a éprouvé une reprise d'intérêt énorme au Japon depuis ces 30 dernières années tout comme en occident d’ailleurs. Cet intérêt pour l'art japonais du SM ou du jeu de corde n'est, cependant, pas un phénomène moderne. L'utilisation de la corde sous toutes ses formes dans la société japonaise date d’au moins 500 ans.
Les années sombres du Japon ou le règne de Tokugawa
Quand nous pensons au SM
ou au DS
en termes d'expérience japonaise nous pensons de suite aux "années
noies du Japon" durant les périodes de guerre du 16ème
siècle institué selon la règle de Tokugawa. Quand
Columbus naviguait sur le bleu de l'océan en 1492 pour trouver
l'Amérique, la société japonaise vécu une
période sombre et tortueuses sous un règne de dictature
qui durerait jusqu'au 1560.
Selon la règle de Tolugawa, en 1742 on a décrété
un système des codes criminels qui ont présenté 4
types de torture en utilisant la corde pour des criminels. La première
était de s’en servir pour fouetter ou flageller, la seconde
était d’attacher une pierre au bout et de s’en servir
comme masse d’arme, la troisième consistait a créer
des points de compression infligeant des séquelles graves et irréversibles
et enfin la quatrième, la suspension qui durait des heures voir
des jours. Ces pratiques extrêmement cruelles sont la base du jeu
moderne du SM Japonais.
L’utilisation de la corde comme fouet ou pour flageller constituait
l’étape la plus douce et était appliquée pour
les peines les moins graves. Pour une peine plus grave on appliquer le
second code puis le troisième et enfin le quatrième. Dans
les trois derniers codes, la mort était généralement
l’issus de la punition.
Ces méthodes très cruelles et barbares ont pris fin en même
temps que les guerres. L’utilisation de la corde comme un outil
de torture n’avait plus lieu De nos jours, plusieurs de ces qualifications
et techniques sont à la base de l'utilisation moderne de la corde
sous ses formes érotiques courantes.
Période D'Edo
Après la période
sanglante de Shinkoku, au début de la période d'Edo (1600-1878),
certains prétendent que l'évolution de l’usage de
la corde dans les méthodes de tortures du 16ème siècle
soit une forme d’art érotique. En effet une technique appelé
Hojo-jutsue ou Hobaku-jutsu a été développé.
Le Hobaku-jutsu était un art martial très spécial
employé pour attraper des criminels et pour retenir des prisonniers.
Une technique précise de l’usage de la corde pour attacher
et contraindre un prisonnier a vu le jour. Les méthodes étaient
très réservées, et chaque village avait sa propre
méthode. Le modèle de corde employée, reflété
la classe sociale du criminel.
Un criminel ne pouvait être attaché ou suspendu qu'en public,
et l'observateur pouvait dire par la façon dont il était
attaché, quel était l'âge de la victime, la classe
sociale du criminel, le crime qui avait commis, et également parfois
la profession de la victime.
L’utilisation de la corde comme forme érotique est très
flou pendant cette période et nous n’avons trouvé
aucun écrit pouvant clairement nous renseigner sur son usage.
Le bondage moderne
À la fin de la période
d'Edo vers la fin du dix-neuvième siècle quelques images
érotiques japonaises sont apparues, où l’usage de
la corde y est représenté. Si elle existait avant cela,
on ne le connaît dans aucun sens historique, seulement des récits
ou légendes en font mention. Dans les années soixante-dix
l’engouement pour l’usage de la corde réapparu au japon.
L’art moderne des jeux de corde n'est pas cruel ou encore moins
une pratique de torture comme malheureusement bien des vidéos nous
le présente. Il est un consensuel, avec des frontières définies,
et peut-être encore plus au Japon qu’en occident a l’exception
des pratiquants du Nawashibari ou Nawakesho, le BDSM
est une imagination très soigneusement prévue et exécutée.
Puisque la corde est bien plus dangereuse que beaucoup d'activités
corporelles comme flageller ou donner une fessée, il y a une attention
toute particulière pour la sûreté parmi les artistes
Nawashi. D’où un travail d'équipe basé sur
le respect, la complicité, la confiance dans et en dehors du jeu.
L’image de la femme vulnérable et délaissée
du fait d’être attachée ne doit pas faire d’elle
une victime, bien au contraire elle devient la femme offerte libre de
se laisser dériver dans ses fantasmes contrainte aux jeux qu’elle
en attend et n’aspire qu’à recevoir. Bien trop de photos
ou vidéos sur le bondage occidental ou l’on voit une fille
torturée, souffrir ne font que ternir l’image de ce qu’est
l’art du Nawakesho .
99,99% des images que nous voyons sur le Shibari ou Nawakesho représentent
un homme attachant une femme, ceci ne reflète pas la réalité.
Avec la libéralisation des mores sexuelle dans les années
70, la participation de la femme dans le SM
en tant que Dominatrices ou Maîtresses et de plus en plus fréquent.
Avec cette émancipation est apparu une nouvelle tendance le «
Fétichisme » répondant à des règles
vestimentaires Latex, cuir, uniformes. Au japon ces maîtresses s’appellent
"jo-osama" et leur clientèle sont des hommes, qui payent
à l'heure pour adorer de hauts talons, soit fouetté ou humilié.
Actuellement, il y a environ 30 artistes reconnus au Japon. En France
deux ou trois pratiquent véritablement le NawaShibari ou NawaKesho.
Très peu peuvent prétendre au grade de sensei ou maître.
Ils considèrent tous leur discipline comme étant un véritable
art martial, répondant à des règles et connaissances
très strictes, issus des anciennes méthodes de bondage et
torture pratiquées pendant prés de 500 ans.
Le policier japonais moderne porte toujours un morceau de corde sur son
uniforme.
Bien que très sécurisé, la pratique du Nawakesho
reste une discipline dangereuse, et doit être pratiquée par
des gents initiés aux bases même de cet art. Des cours vont
être mis en place, ainsi qu’un forum afin de donner des conseilles
et d’échanger nos connaissances.
Le Nawakesho étant un art. Le Nawashi (le maître) devant
sa toile (sa partenaire), quoi de plus valorisant que de montrer son œuvre
à un publique de connaisseur ou découvrant ce nouvel art
et de recevoir des éloges sur son travail ? C’est cette image
que nous nous efforçons, les nawashis français, a faire
véhiculer.
Les rapports entre l’artiste et sa toile sont très profonds
et intensément érotiques. La corde est un des outils érotiques
les plus puissants, venant caresser les parties les plus intimes de la
partenaire, la forçant à ce dévoiler lui donnant
des sensations toujours nouvelles, la complicité entre les deux
acteurs ne peut être vu mais semble être palpable.